A l’heure où les bonnes nouvelles sont rares dans le milieu économique, la Manufacture du Bassigny, à Nogent, à peine plus âgée de deux ans, vient d’enregistrer sont 2000è client et envisage des embauches.
Dominique Meites a fait renaître un ancien atelier de coutellerie à Nogent, en septembre 2006. Le choix s’est porté sur cette ville qui a connu des heures de gloire en ce domaine, "Pour faire revivre un atelier qui appartenait à l’arrière grand-père de mon épouse et qui a fermé ses portes en 1918". C’est dans la rue du Château, dans de magnifiques pièces réhabilitées que siègent désormais les douze employés issus du bassin nogentais. La manufacture du Bassigny achète ses produits pour sa collection Cout’coeur, en majeur partie en France. "Et c’est sur place que les employés se chargent de préparer, d’emballer, d’étiqueter et d’envoyer les commandes", précise le directeur Dominique Meites. Une petite entreprise dynamique, créative, qui s’adresse aux pharmacies, exclusivement, en leur proposant des gammes de ciseaux pour la manucure et pédicure, des pinces accessoires pour les soins du visage et du corps. "Nou profitons d’un savoir-faire hérité d’une longue et ancienne tradition et sommes aptes à répondre aux attentes des clients les plus exigeants", assure le responsable. Les présentoires et colonnes sont également préparées à Nogent. L’entreprise fait travailler des professionnels locaux, pour tout ce qui touche à l’imprimerie et l’emballage, entre autres. Le 2 000è client à été enregistré et des embauches sont prévues. "Pour l’instant, des commerciaux qui seront amenés à nous faire connaître d’avantage en France". Mais si l’entreprise continue sur sa lancée, il sera à l’avenir nécessaire d’embauches sur place pour la préparation des commandes. Cout’coeur est une gamme qui se démarque par la couleur. Coupe-ongles, pinces à épiler, polisseur, s’offrent une touche de bleu, rose ou rouge. Des pharmaciens de Rolampont, Langres, Wassy ou encore Dijon et dans la France entière l’ont adoptée. "Nous ne nous sommes pas installés au Pôle technologique, en raison de la bâtisse familiale que nous avons fait renaître", précise Dominique Meites. Ce jeune directeur apprécie le soutien et dynamisme municipal. "On ne peut pas parler sans cesse de ce qui ferme, de ce qui va mal. Nous avons atteint un équilibre financier qui nous donne un bel espoir pour les années à venir", remarque t-il. Et en ces temps de crise, une entreprise qui va bien, c’est important.
JHM ECONOMIE - Page IV - 17 mars 2008