En Haute-Marne, terre de chasseurs, il est désormais possible de s’adonner à une nouvelle discipline : la chasse à l’homme, virtuel heureusement. Arrivé de Montpellier avec femme et enfant, Cédric Chanet a décidé d’implanter son entreprise dans son département d’origine : "Un véritable retour aux sources".
Créée en février. Odysseum Laser n’a effectivement ouvert ses portes que depuis le 2 octobre. Huit mois qui furent consacrés d’abord à une étude de marché puis à l’élaboration d’un budget prévisionnel. "Je me suis basé sur les chiffres d’un des deux établissements basés à Dijon, explique le gérant il a fallu ensuite les adapter à l’échelle de Chaumont." Puis vint la confrontation avec les financeurs. Pris par le temps, Cédric Chanet avoue ne pas avoir pu faire jouer la concurrence entre les établissements bancaire. Le bâtiment trouvé, rue du Prieuré, faubourg de Reclancourt, de longs travaux étaient nécessaires à la mise aux normes : sécurité et accueil des personnes handicapés.
Si le laser game reste l’activité centrale, d’autres services sont proposés : bar, salle de jeu, écran géant, une salle particulière est même disponible pour accueillir des groupes. Des spécificités qui rendent l’entreprise unique dans le paysage des loisirs chaumontais.
Après deux mois d’exploitation, et malgré l’aide d’un employé, la charge de travail est lourde, les 450m² étant ouverts tous les jours de 13h30 à 00h30 en semaine et jusqu’à 1h30 le week-end. "le budget publicité étant réduit à peau de chagrin, il faute laisser le temps au bouche à oreilles de se faire." Après un premier bilan d’exploitation, un aménagement des horaires devrait avoir lieu au mois de janvier. Concernant la fréquentation, l’éloignement par rapport au centre-ville ne semble pas être un problème. ’’En semaine, nous accueillons en majorité des plus de 18 ans, des curieux, mais aussi quelques fidèles. Le week-end, "les jeunes à mobylette" n’hésitent pas à faire le déplacement." Pourvu que la toute jeune entreprise ne connaisse pas la crise.
JHM ECONOMIE - page IV - 2 décembre 2008