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Catherine Brignoli & Corinne Lagney,
commerçantes à Saint-Dizier
« Notre but était d’apporter de nouvelles marques de chaussures sur Saint-Dizier, une nouvelle offre chic, moyenne et haut de gamme, pour satisfaire la clientèle du Triangle et éviter qu’elle ne parte ailleurs. Nous étions collègues dans le même magasin et nous avions envie de nous lancer, choisir nos propres collections. Pour convaincre les partenaires financiers, il a fallu être perspicace, montrer que nous aimions notre travail, nos produits. Grâce à la CCI, nous avons trouvé un bon emplacement dans le centre ville et obtenu un prêt à 0 % avec Haute Marne Initiative. Nous avons entièrement rénové la boutique à notre goût, avec l’aide de nos conjoints qui nous ont encouragées. On s’y sent bien, comme chez nous. Aujourd’hui, nous semblons avoir réussi notre pari vu le renouvellement de notre clientèle. »
campagne de communication 2008
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Olivier Perrin,
éleveur à Ceffonds (La Grève)
« Ce métier, je l’ai choisi par passion. Avec les animaux, il y a toujours de la nouveauté, il faut se remettre en cause en permanence car il n’y a rien d’acquis. Nous avons créé le GAEC en 1991 avec mes parents ; j’avais 24 ans. Lorsqu’ils ont pris leur retraite, j’ai pris un associé et nous avons transféré le centre de nos activités pour plus de commodités. Cela rapprochait les bêtes de la pâture. Le développement s’est surtout fait dans la modernisation de l’exploitation.
Aujourd’hui, nous élevons 180 têtes et exploitons 153 hectares en céréales. L’agriculture est un secteur où il y a beaucoup de développement et d’investissement. Et généralement, dès lors qu’il y a de la garantie, les banques font confiance. »
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Perrine Viollet,
fleuriste à Chaumont
« Ce n’est pas évident de s’installer quand on sort de l’école. Quand on n’y est pas, on ne se rend pas compte de tout ce qu’il y a à faire. Je m’étais donnée cinq ans pour créer et puis rapidement j’ai trouvé ici, à Chaumont, où il y avait une place à prendre. Alors pourquoi attendre ? Le plus difficile a été de trouver la clientèle, de se faire connaître. On n’y pense pas forcément au début, mais ça compte. Il n’y a pas beaucoup de fleuristes qui s’installent et pour se maintenir, il faut constamment innover, créer de nouvelles choses pour se démarquer. Moi, j’ai surtout développé les présentations en vaisselle, comme ça il y a toujours quelque chose qui reste.
C’est un métier qui demande beaucoup de temps, mais rien que de venir ici, avec toutes ces fleurs, c’est le bonheur. »
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Christophe Monet,
commerçant à Chaumont
« J’étais chef de cuisine dans la fonction publique et ce qui me manquait, c’était la communication avec les gens. Je voulais ouvrir un commerce et apporter quelque chose de novateur à Chaumont. Je suis allé dans beaucoup de salons, j’ai participé à plusieurs stages pour me former et puis j’ai réussi à convaincre une franchise spécialisée dans le prêt-à-porter dessus homme d’oser s’installer ici. Avec 24 % de cadres sur Chaumont, il y a une véritable attente ici, d’autant qu’un chemisier venait de fermer.
Depuis que je suis chef d’entreprise, toute ma vie a changé et je suis heureux. C’est une prise de risque professionnelle, financière et familiale. Mais aujourd’hui, tout est conforme aux prévisions et j’ai déjà d’autres idées en tête. La création, ça donne des ailes quand on a de l’ambition. »
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Didier Noël,
entrepreneur à Auberive
« Je suis arrivé de Meurthe-et-Moselle il y a 18 ans comme tourneur P1. Et puis j’ai évolué jusqu’à devenir responsable de site tout en poursuivant des études. J’ai ensuite cherché où m’installer. Par hasard je suis tombé à Auberive, à 10 minutes de l’autoroute.
S’implanter dans un département rural peut être très avantageux lorsque l’on a une vocation industrielle. Mon expérience professionnelle m’a permis de partir sur des bases concrètes et de créer mon entreprise en quatre mois. Pour une entreprise qui s’installe, le personnel est le défi numéro 1 dans le sens où il faut trouver des employés fiables ; la compétence vient avec les années.
Travailler pour soi est une question de caractère. On n’a plus la même vision des choses. »
campagne de communication 2008
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Julie Apert,
agricultrice à Isômes
« Un licenciement économique du cabinet d’études dans lequel je travaillais à Paris m’a fait revenir en Haute-Marne. J’ai repris la ferme familiale avec mon jeune frère pour diversifier les activités : lui les céréales et moi le cassis en suivant une recette transmise par notre arrière grand-mère Alice. J’ai passé un bac agricole et nous avons procédé à quelques investissements.
La première année, sur un hectare de cassis planté, nous avons récolté une tonne de fruits, vendu 700 bouteilles sur les foires et marchés de la grande région et atteint l’équilibre. La deuxième année, nous avons développé nos produits et dégagé un bénéfice.
Dans ce secteur d’activités, il y a tant à faire. Mais il ne faut pas avoir peur de travailler. »
campagne de communication 2008
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